Have you ever thought about a new beginning ? I have.

C'est bête, je dois tout dire. Ou rien qu'un peu, peut-être. Rien du tout, ça me convient aussi. Ah, dommage, pas vous. On s'en passera alors. Je dois dire quoi, déjà ? Bonjour ? C'est moche comme mot, on n'a pas mieux ? Bleu ? Oui, je crois que ça fera l'affaire. Commençons donc. Bleu. Ou rouge, peut-être ? Quoique, non, je préfère le bleu. Où en étions-nous, déjà ? Quatre vérités ? J'aime le mensonge, pourquoi la vérité ? Premier mensonge. C'est bête, je n'en ai pas quatre en tête. Tant pis, on f'ra sans. D'autres idées ? Du papier...À la réflexion, les feuilles sont plus jolies. Les feuilles qui tombent des arbres, en automne. Je suis née en automne. Qu'y a-t-il de drôle ? Moi ? Vous vous trompez, vous ne pouvez pas parler de moi. Non, je ne vous crois pas. La couleur de mes yeux ? Vous êtes décidément banal. Si j'avais eu l'occasion de poser, moi aussi, des questions, je vous aurais demandé si repeindre vos murs à la confiture d'abricots vous aurait convenu ? Non ? Ah, bon. Personnellement, j'aurais bien aimé le faire. Pour éloigner les prédateurs, sûrement. Mes yeux vous intéressent toujours ?! Allons bon. Bleus qu'ils sont mes yeux, si telle était la question. Je ne sais plus. C'est bête. Je peux m'en aller ? Ah, bon. Un mot pour me décrire en toute légalité. J'aurais bien aimé vous dire drôle, belle, gentille, ou encore intelligente, mais ce serait vous mentir. Je suis folle. Non, plus de questions, c'est fini. J'en ai trop dit. Au revoir ? Non, noir, c'est un beau mot, noir.

Il est vrai que le coup de la pâquerette, ce n'est pas terrible. Mais à quatorze ans, que voulez-vous que je fasse ? Je suis pathétique et immature, laissez-moi gâcher ma jeunesse.





Have you ever thought about a new beginning ? I have.

# Posté le jeudi 19 février 2009 05:55

Modifié le dimanche 29 novembre 2009 12:12

Because that's what you call a question, no matter what.

Because that's what you call a question, no matter what.
L'autre jour, allez savoir pourquoi, je me suis demandé si on était obligé de se poser tant de questions à quatorze ans. Oui, c'est idiot, et je le sais. Se poser une question sur pourquoi s'en poser, c'est véritablement stupide. C'est pour cela que suite à cette question de type soi-disant existentiel, je m'en suis posé beaucoup d'autres, et cela seulement pour revenir au point de départ: doit-on se poser tant de questions à quatorze ans ?

Et là je me relis et je me dis que ce que je dis n'a vraiment pas de sens. Et puis, après plus mûre réflexion je me dis que peu de choses en moi ont vraiment du sens. Je suis ainsi: incompréhensible.

Bref, assez de complications mentales de type soi-disant existensiel. Je ne suis pas là pour ça. Je n'ai pas le temps. C'est bête, n'est-ce pas ? Une adolescente qui écrit des textes sans queue ni tête mais qui n'en a pas le temps. Et bien, je l'assume. En fait, pas vraiment.

J'ai l'air si bête, à écrire ça. Je laisse tomber, je préfère aller faire du sport.
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# Posté le dimanche 06 décembre 2009 02:52

First boring article. Well, not the first one, but who cares ?

First boring article. Well, not the first one, but who cares ?
Vous ne voulez probablement rien savoir de ma vie, ce n'est pas grave. Je vais vous en parler quand même.

Samedi, j'ai une heure de colle.

Je vais devoir inventer un texte sur le thème du rêve. Bonjour l'originalité. À la limite, un texte sur le thème de la confiture avec laquelle j'aurais aimé repeindre les murs de ma chambre, ça passerait. Enfin, on ne peut pas toujours demander aux gens d'être créatifs. Moi-même, je ne le suis pas tant que ça. Un tantinet, mais pas bien plus.

Je n'ai aucune inspiration, et il n'est pas dit que j'en ai beaucoup plus samedi matin à neuf heures. Bien que j'ai l'habitude de me réveiller à sept heures le week-end pour faire mes devoirs, ce n'est pas la même chose. Les devoirs, ça ne demande jamais beaucoup d'imagination.

Brouillon numéro 1 (car il y en aura, bien sûr, plusieurs, que vous, pauvres lecteurs, devrez lire si vous vous en sentez obligés. Cela dit, je ne vous force à rien.) :

"Je cours à travers le passé, sillonant un chemin étroit, tout au long duquel se trouvent des portes. Des portes par centaines, par milliers. Elles sont toutes fermées à clé, bien entendu.

Mes pieds sont nus. Liberté. Il n'y a pas d'arbres. Déception. Le soleil me fait de l'ombre. Oxymore. Où suis-je, que fais-je ? Incompréhension.

Et pour tout dire, je ne saurais répondre à pareille question. Je suis dans un monde où rien n'est vrai, les images sont floues, les couleurs n'appartiennent nulle part. Une pomme bleue, des yeux rouge sanglant. Voilà une belle conception du monde, où l'on mélange vie et mort, amour et haine, amertume et acidité.

Je suis, tout simplement, en train de rêver."


Certes, on a vu beaucoup mieux. Il faudra m'excuser, je ne suis pas une artiste. Je suis une simple adolescente de quatorze ans qui a une heure de colle. Typique.

Brouillon numéro deux (you shall see yourself condemned to its reading, if you've read the first draft. I'm sure it seems appealing to you.) :

"Il y a des thèses à propos du rêve. On dit que si l'on ne rêvait pas, on mourrait. Si on le dit, c'est que c'est vrai. Je n'y crois pas, mais il faudra le prétendre, pour l'amour propre de nos chers scientifiques.

Je suis tombée amoureuse, un jour. Je ne me souviens plus de son nom. Je ne me souviens pas de son physique non plus. En fait, je crois bien que j'ai rêvé l'existence de cette personne. Dommage, ça me paraissait si vrai.

Et c'est bien là le défaut suprême du rêve: il a le don de nous faire croire à une réalité qui n'existe que pour nous, et seulement durant le temps d'une nuit.

Je crois bien que j'ai dû rêver l'écriture de ce texte. À vrai dire, je n'en suis pas sûre."


C'est bien moins poétique que le texte précédent, mais je me demande si je ne le préfère pas. Tant pis, je verrai samedi.




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# Posté le mardi 01 décembre 2009 09:05

Modifié le jeudi 03 décembre 2009 09:49

Un titre ? Je ne sais pas, donnez-m'en un.

Un titre ? Je ne sais pas, donnez-m'en un.
Ten things I hate about you.

Un film bien cucul la praline. Bon, je vous l'accorde, l'idée est là. Ou plutôt, non, le début seul n'est pas raté. Mais passé ça, franchement. Voilà bien le genre de comédie/romantique américaine devant laquelle on est supposé pleurer. Ça me fait penser à Twilight, High School Musical et Titanic. Ils m'ont bien fait rire ceux-là. Mes amies étaient outrées. Que voulez-vous, je ne pouvais pas m'en empêcher. Des trois, Titanic est sûrement le plus drôle. Tout particulièrement à la fin, quand Rose supplie Jack d'être vivant. Depuis quand supplie-t-on quelqu'un d'être vivant ? On est mort ou on ne l'est pas, la question ne se pose pas.

Et puis Edward Cullen, holy shit. A-t-on déjà vu pire ? Déjà le nom, ça craint. J'ai un ami qui s'appelle Édouard. Toutes les filles sont à fond sur lui en ce moment. Quand je pense qu'il ne s'apelle même pas Edward, mais Édouard. Pitiful. Et puis le côté "Je m'enfuis pour te sauver." Wow. Coule, mec. Et puis, ce n'est pas sans dire, Edward est parfait. Non, sérieusement ? Personnellement, je ne lui trouve rien de bien attirant, autant mentalement que physiquement. Le type qui veut se marier avant de perdre sa virginté, c'est si touchant me direz-vous. Je ne trouve pas. Je préfèrerais baiser avant mon mariage, si je finis par me marier, ce qui est déjà fortement improbable.

Non, s'il y a bien un film qui vaut le détour, c'est Knowing. La toute fin est réellement pathétique, mais voir la fin du monde en live, je vous avoue que ce n'est pas quelque chose d'ennuyeux. Cela dit, c'est loin d'être original. Les extra-terrestres qui ont déjà prévu la fin du monde, les messages chiffrés où figurent les dates, les positions et le nombre de victimes de chaque catastrophe ou attentat ce n'est pas la découverte du siècle, mais à côté de Twilight et Cie, c'est pas mal.

# Posté le dimanche 29 novembre 2009 12:09

Modifié le jeudi 03 décembre 2009 09:16